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Centrifuge.docx - FRA4U Unit 1 Zone grise Activit 1.4 Vers...

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FRA4U Unité 1 – Zone grise Activité 1.4 – Vers le commentaire critique Centrifuge Première partie Cette activité porte sur la forme des poèmes, l’aspect critique qu’on peut y observer et la mise en contexte en vue de lire une critique de ce recueil. Éric Charlebois a un style très particulier : le langage utilisé pourrait te surprendre. De plus, cet auteur a un don pour jouer avec les mots. Voici le premier de trois extraits du recueil de poésie Centrifuge d’Éric Charlebois. In vitro Le soleil neige sa lumière poudreuse et poussiéreuse comme une ampoule givrée. L’hiver sera encore long. Derrière le pare- rafale, je m’ennuie de toi. Dans les congère s, je vois une voiture noire sur blanc qui avance et qui est toujours à la même distance de moi. L’hiver sera encore long. On a pris mon cœur pour le reproduire sur des cartes de la Saint-Valentin. Dans la neige, je vois des arbres dénudés. Paradoxe hivernal. Je vois une haleine. On a enseveli quelqu’un qui respire encore. Je vois des igloos en forme de maison canadienne. Un pays, ce n’est pas assez pour garder du froid. Je vois des oiseaux qui apprennent à nager. Dans l’habitacle de ma voiture, il fait gris. C’est un motif qui ne laisse pas Congère : n.f. amas de neige le long de la rue.
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paraître la poussière. Derrière les vitres, le soleil est éclatant comme un accident. À l’intérieur des vitres, je grelotte d’appréhension. Comme le soleil. Comme la transmission d’un « Je t’aime » parce que c’est toujours la première fois. La voiture noire est toujours à la même distance de moi. L’hiver sera encore long. J’ai peur qu’elle dérape de la glace à la neige. Du noir au blanc. Elle est sans vitres. Cela se ferait sans éclat. Je vois des anges lithographiés sur la neige. L’hiver sera encore long. À la radio, on rappelle que la marmotte a vu son ombre. Je me rends compte que je ne vois aussi que des ombres dans la neige. Elles sont sans face, sans relief, sans âge. Elles sont aussi éternelles que le soleil. Je vois l’ombre de deux anges dans un lit blanc. Les couvertures sont en congères et tournoient en rafales. L’hiver sera long. Il me faudra me blottir contre toi. Je serai le mercure, incarnat et incarné comme un cœur, de ton thermomètre. 2
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© CHARLEBOIS, Éric. « In Vitro », Centrifuge , Ottawa, Les Éditions David, 2005, p.17-19. 3
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Retour sur le texte 1. Observe et commente le rythme de ce poème. Les œuvres poétique évoque, inspire des émotions, des sentiments, des impressions ou décrit des situations ou des gestes. Dans le poème appelé « In vitro » par Éric Charlebois, l’auteur utilise le rythme comme stratégie pour conjurer les sentiments de l’âme du lecteur. « In vitro », d’après moi, a un rythme calme et lent car ça ranime des émotions de sérénité, de paix et de tranquillité. De plus, c’est sentiments aident aux lecteurs ou écouteurs à concentrer sur les mots et le message derrière ce très beau poème.
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