Anatole France - Pierre Noziere

Le petit jean nagitait plus son fouet catherine

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Unformatted text preview: es enfants de leurs ailes immobiles. Le soir etait venu. Catherine et Jean se presserent l'un contre l'autre. Catherine laissait tomber une a une ses fleurs sur la route. Ils entendaient, dans le grand silence, la crecelle infatigable du grillon. Ils avaient peur tous deux et ils etaient tristes, parce que la tristesse du soir penetrait leurs petites ames. Ce qui les entourait leur etait familier, mais ils ne reconnaissent plus ce qu'ils connaissaient le mieux. Il semblait tout a coup que la terre fut trop grande et trop vieille pour eux. Ils etaient las et ils craignaient de ne jamais arriver dans la maison ou leur mere faisait la soupe pour toute la famille. Le petit Jean n'agitait plus son fouet. Catherine laissa glisser de sa main fatiguee sa derniere fleur. Elle tirait son petit frere par le bras et tous deux se taisaient. Enfin, ils virent de loin le toit de leur maison qui fumait dans le ciel assombri. Alors, ils s'arreterent, et tous deux, frappant des mains, pousserent des cris de joie. Catherine embrassa son petit frere, pu...
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