Anatole France - Pierre Noziere

Quelques pas encore et ils sembourbent jusquaux

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Unformatted text preview: nos forts, nos quatre gaillards s'arretent. Ils ont vu par terre une bete qui saute. La bete saute parce qu'elle est une grenouille, et qu'elle veut gagner le pre qui longe la route. Ce pre, c'est sa patrie: il lui est cher, elle y a son manoir aupres d'un ruisseau. Elle saute. C'est une grande curiosite naturelle qu'une grenouille. Celle−ci est verte; elle a l'air d'une feuille vivante, et cet air lui donne quelque chose de merveilleux. Bernard, Roger, Jacques et Marcel se jettent a sa poursuite. Adieu Etienne, et la belle route toute jaune; adieu leur promesse. Les voila dans le pre, bientot ils sentent leurs pieds s'enfoncer dans la terre grasse qui nourrit une herbe epaisse. Quelques pas encore et ils s'embourbent jusqu'aux genoux. L'herbe cachait un marecage. V. LES CONTES DE MAMAN 18 Pierre Noziere Ils s'en tirent a grand'peine. Leurs souliers, leurs chaussettes, leurs mollets sont noirs. C'est la nymphe du pre vert qui a mis les guetres de fange aux quatre desobeissants. Etienne les...
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This note was uploaded on 12/08/2012 for the course ECON 101 taught by Professor M.garibaldi during the Spring '12 term at Grenoble Ecole de Management.

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