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Cetteouverture

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Unformatted text preview: ore amorcée. Le Maroc a entamé sa transition épidémiologique il y a une vingtaine d’années. Comparées aux maladies contagieuses prévalentes dans les années 60 et 70, les maladies non transmissibles (cancer, maladies cardiovasculaire …) qui sont de plus en plus fréquentes, durent beaucoup plus longtemps (souvent à vie) et leur prise en charge exige un réseau de soins qui repose essentiellement sur les hôpitaux. Or les hôpitaux n’étaient pas préparés, en terme d’équipements et de ressources humaines, pour recevoir une surconsommation des soins spéés. En raison de leur durée (à vie) et de la complexité de leur prise en charge ces nouvelles maladies reviennent beaucoup plus chères en comparaison avec les maladies contagieuses. Ce surcoût de soins qui survient dans un contexte de contrainte de ressources, est loin d’être supportable par le citoyen marocain considéré comme non solvable. Cette ouverture des dépenses, ne pouvant être compensée par une augmentation du budget de l’état réservé à la santé, a poussé les pouvoirs publics à engager une réforme de financement de la santé. Cette dernière est actuellement mise en œuvre à travers l’introduction de 3 régimes de couverture médicale chacun couvrant près du tiers de la population marocaine. Il s’agit de l’AMO (assurance maladie obligatoire), du RAMED (régime d’assistance médicale) et de INAYA. Le troisième changement dans le paysage de la santé est moins visible, mais non moins important. Il se rapporte au rôle du citoyen marocain lui­même dans l’offre de soins. Ce rôle était discret dans le cadre de la politique de prévention qui a dominé l’action de la santé dans les années 60 et 70. Ceci en raison de (i) la gratuité des programmes de prévention, (ii) de leur réalisation dans des centres de proximité comme les centres de santé et les dispensaires ruraux et (iii) également en raison du fait que dans le cadre des programmes de prévention les patients ne sont pas da...
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