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Stabilisation automatiques des dispositifs fiscaux et

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stabilisation automatiques des dispositifs fiscaux et monétaires. 1.1.2.2 - La réinterprétation du modèle IS-LM et l'effet d'éviction des finances publiques Comme pour la loi de PHILLlPS, les monétaristes interprètent différemment le modèle IS-LM. Contrairement aux keynésiens, ils estiment que les variations du taux d'intérêt n'ont pas d'impact sur l'offre de monnaie car l'épargne serait influencée par des motifs de précaution indépendants des taux d'intérê't plutôt que des motifs de spéculation. L'augmentation des taux d'intérêt résultant d'un financement du déficit par emprunt serait donc impuissante à augmenter l'offre de monnaie. Pour les monétaristes, il y a effet d'éviction car des liquidités sont retirées du marché des capitaux sans contrepartie. Les monétaristes ajoutent à cette critique une considération d'ordre psychologique selon laquelle l'augmentation du déficit public diminuerait la confiance en l'avenir des agents économiques. Ce déficit de confiance en l'avenir entraînerait une forte tendance à la thésaurisation provoquant un déplacement de LM vers la gauche suite à la baisse conséquente de l'offre de monnaie traduisant un effet « récessionniste ». FRIEDMAN (1970) crut ainsi pouvoir annoncer la victoire de la «contre-révolution» monétariste dont il a été la figure emblématique. Le choix de politiques économiques très proches de ses idées par une bonne partie des économies occidentales lui a donné raison. Les keynésiens ont certes admis l'existence d'un effet d'éviction mais ont rejeté son effet intégral car ils estiment que le taux d'intérêt influence l'investissement. «Une politique budgétaire est efficace en situation de sous emploi parce que les déficits absorbent l'épargne qui, en l'absence d'une demande d'investissement privé suffisante, se dissipe». Les études économétriques ne permettent pas de trancher nettement ce débat car les résultats varient selon les auteurs et selon les modèles. 38
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1.1.2.3 - La nouvelle macroéconomie classique Les économistes de la nouvelle macroéconomie classique rejettent tout interventionnisme public. L'école s'est développée à partir des années 1970 aux USA sous l'inspiration de F. A. HAYEK (1933). Selon les partisans de cette école, les cycles économiques sont compatibles avec les hypothèses d'équilibre automatique de tous les marchés (grâce à la flexibilité des prix) et d'optimisation des comportements individuels par des agents parfaitement rationnels. Introduite par F. MUTH (1961) et développée par LUCAS (1972) et SARGENT(1972), la nouvelle macroéconomie classique repose sur la notion d'anticipations rationnelles selon laquelle les agents économiques établissent leurs prévisions du mieux qu'ils peuvent à partir de toute l'information passée et présente dont ils disposent. C'est la négation totale de l'efficacité des politiques de régulation conjoncturelle, qu'elles soient d'origine budgétaire ou monétaire. L'Etat n'est toutefois pas absent dans cette école.
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